Les maladies tropicales négligées (MTN) touchent environ 700 millions de personnes en Afrique et entraînent des conséquences désastreuses sur la santé des individus, affectant souvent leur vue et aggravant leurs conditions de vie. Parmi elles figurent les schistosomiases, les géohelminthiases et la filariose lymphatique.
L’onchocercose, cause de cécité irréversible
L’onchocercose, également appelée cécité des rivières, est causée par des vers parasites transmis par les piqûres de mouches noires. Elle peut entraîner des démangeaisons sévères, des maladies cutanées et la cécité irréversible. Cette maladie coexiste souvent avec d’autres MTN comme la filariose lymphatique et la schistosomiase. Elle touche 220 millions de personnes en Afrique.
L’action de l’OPC
Nos objectifs sont de réduire le fardeau de l’onchocercose et des autres MTN à travers des campagnes de traitement de masse par antibiotiques et de prévenir la cécité causée par ces maladies et d’améliorer la qualité de vie des populations affectées.
- Nous menons des enquêtes épidémiologiques pour identifier les zones où l’onchocercose et les autres MTN sont endémiques.
- Nous administrons des traitements de masse avec des médicaments antiparasitaires, tels que l’ivermectine, pour contrôler et traiter ces maladies.
- Nous mettons en œuvre des campagnes d’éducation sanitaire pour sensibiliser à la prévention et au traitement.
Toutes ces actions sont réalisées en partenariat avec le ministère de la Santé dans les pays concernés afin de soutenir les besoins et priorités nationales.
Dr. Mahamat Dicko, coordinateur du programme national de lutte contre la cécité au Tchad, témoigne : En 2022, après des années d’obstacles liés aux conflits autour du lac Tchad, nous avons enfin pu terminer les enquêtes de base sur le trachome. Cette zone marécageuse, difficile d’accès, a nécessité l’utilisation de pirogues pour atteindre les villages reculés. En 2023, nous avons organisé une campagne de distribution d’azithromycine, touchant des milliers de personnes. Grâce à la mobilisation des chefs religieux et à une sensibilisation préalable, la population a compris les bienfaits de ce traitement à large spectre. Nous espérons éliminer le trachome d’ici trois ans comme problème de santé publique.